Porté par la Confédération Syndicale du Congo, un mémorandum a été déposé auprès des commissions parlementaires. Le Mouvement exige une révision du salaire minimum interprofessionnel garanti et des mesures concrètes pour couvrir les travailleurs du secteur informel.
La sensibilisation syndicale ne se limite pas aux salles de formation : elle se traduit aussi par un plaidoyer structuré auprès des institutions. Le MOCC, par la voix de la CSC, a saisi le Parlement congolais d'un mémorandum exigeant une révision urgente du SMIG, aujourd'hui largement en deçà du coût réel de la vie.
Le document rappelle que des millions de travailleurs, en particulier dans l'informel, ne bénéficient d'aucune couverture sociale ni d'un salaire permettant de subvenir aux besoins essentiels de leur famille. Cette situation alimente la pauvreté et fragilise les collectivités dans lesquelles le Mouvement est implanté.
Le mémorandum propose un calendrier de revalorisation salariale, l'extension progressive de l'affiliation aux caisses de sécurité sociale et le renforcement des mutuelles de santé UMUSAC comme complément accessible à la protection des travailleurs.
Cosigné par l'UMUSAC, ce texte s'inscrit dans la lutte permanente du MOCC contre l'exploitation, la corruption et l'exclusion. La CSC entend poursuivre la mobilisation dans les entreprises et les fédérations provinciales jusqu'à l'obtention de réponses concrètes des décideurs publics.